Lecture : « Tahiti, côté montagne » — un livre pour mieux voir ce Fenua
Sur les conseils d’une collègue de la bibliothèque, j’ai emprunté « Tahiti, côté montagne », un livre que je ne connaissais pas et qui m’a ouvert un autre regard sur la Polynésie. Ici, pas de lagon ou de sable blanc à la une, mais le quotidien, les visages, les récits souvent silencieux de ceux qui vivent “côté montagne” — loin des cartes postales.
Qui sont Marc Cizeron et Marianne Hienly ?
Marc Cizeron et Marianne Hienly sont les auteurs de ce livre paru en 1983 aux éditions Haere Po No Tahiti. Leurs enquêtes s’appuient sur des entretiens menés dans le district de Papara, “côté montagne”, pour donner la parole à des habitants rarement entendus dans les récits majoritaires.
Un livre qui change le regard
Dans ce livre, on lit les témoignages de Jeanne, Marietta, Colas ou Nicole — des habitants de Papara — qui racontent leur vie, leurs terres, leurs défis. :contentReference Le ton est simple, direct : on sent qu’on est dans le vécu. Par exemple, on aborde les familles nombreuses, les logements partagés, le rôle des églises, l’évolution de la société.
Ce qui m’a marqué : la phrase “l’île ne se réduit pas à ses plages”. Tranquillement, l’ouvrage ramène la notion de vie quotidienne au coeur. En le lisant ici à Raiatea, on comprend mieux pourquoi certains lieux parlent moins de carte postale que d’attachement à une terre, même lorsque les lagons sont magnifiques.
Pourquoi je recommande ce livre
Voici ce que j’ai retenu et que je veux partager :
- Il ouvre les yeux sur l’autre Tahiti — ou l’autre Fenua — celui(s) qui ne clame pas son charme mais qui vit.
- Il donne voix aux habitants, ce qui rend le récit personnel, humble, utile.
- Pour celles et ceux qui vivent à Raiatea ou ailleurs en Polynésie, il aide à replacer son quotidien dans une perspective plus large.
- Pour un voyageur curieux, ce livre est une boussole : comprendre plutôt qu’admirer.
Quelques réserves et réflexions
Le livre est ancien (1983) : certaines données, certains contextes ont changé. On peut aussi souhaiter plus d’éclairage sur les îles autres que Tahiti ou d’actualisation. Mais précisément : c’est aussi ce qui fait son charme — un témoignage d’époque, qui permet de voir l’évolution.
En conclusion : si je suis souvent allé vers les plages et les jours de soleil, “Tahiti, côté montagne” m’a montré que vivre ici, s’ancrer ici, ce n’est pas seulement faire un moment mais habiter. Et ça, ça change tout.







